Archives par mot-clé : La marche à l’amour

Tatouage collectif – vers 119

Lorsque la famille passe à l’encre, ça fait toujours chaud au coeur… voici le magnifique tatouage d’Annie-C, un bracelet-d’écriture sur le bras [no119 – harmonica du monde lorsque tu passes et cèdes] | tatouage Maïka Houde de Tatouage Royal

Harmonica du monde lorsque tu passes et cèdes
À vrai dire, je ne sais pas trop pourquoi je me suis accrochée à ce vers. Au départ, c’était seulement pour la beauté de ses mots : l’Harmonica, sa mélodie et la nostalgie qu’elle porte par moment.  Le monde comme planète, son immensité, sa diversité. Mais le monde comme les gens, la foule dense et riche. Et puis le passage, le pas vers l’avant…

En le portant cet harmonica, on dirait qu’il prend un nouveau sens.  Ce qui me reste en tête c’est l’idée de la transformation au passage, à la rencontre de l’Autre. Céder pour se renouveler… et si cet harmonica c’était moi…

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Tatouage collectif – vers 94

Ce que j’adore du tatouage d’Alice, c’est que le vers de Miron y est tatoué deux fois, une fois dans le sens de lecture de l’autre et une fois dans le sens de lecture pour elle-même. Voici les photos de ce très beau tatouage de Maïka Houde avec un poème d’Alice en prime…

Alice Bergeron [no94 – quand je plonge dans les nuits de sources] | tatouage Maïka Houde

Mes tatouages sont des cimetières vivants dans lesquels les cendres des jours et des amours mortes sont portés et transportés. Ce vers me touchait tellement que j’ai voulu le porter au regard des autres et le voir me transporter quand d’aventure je croisais un miroir. Un petit poème sur le tatouage que j’ai écrit cette année :

Peau d’âme

      Je suis le crachat

sur vos tombes

Épitaphes ambulantes

d’encres secrètes

Qui ancrent votre mort

entre mes deux peaux

Alice Bée, 9 juillet 2014

 

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Tatouage collectif — vers 19-62-63-187 et 142

Véronique Pepin [no142 – comme des cogneurs de folles tendresses] et Julie Bonneville [no19 – tu te lèves, tu es l’aube dans mes bras] et [no62 – un visage enneigé de hasards et de fruits] et [no63 – un regard entretenu de sources cachées] et [no187 – je n’attends pas à demain je t’attends] | Tatouage Andréanne Paquet

Deux copines unies depuis 15 ans par l’univers des arts et de la littérature furent séduites par l’idée d’encrer leur peau dans un projet commun grâce à la poésie de Miron. C’est donc spontanément qu’elles emboîtèrent le pas des autres tatoués collectifs de cette grande marche artistique, acceptant de porter, à jamais, quelques-uns des plus beaux vers de la littérature d’ici.

Dans cet élan d’art et de beauté, chacune a choisi des mots qui résonneront en elle pour toujours, de la poésie qui s’ancrera à son corps ad mortem.

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Tatouage collectif — vers 2, 66 et 117

Gilles Melanson et Ginette Côté [no2 – Tu as les yeux pers des champs de rosées] et [no66 – tu es mon amour] et [no117 – sur ces grèves où l’été] | Tatouage Nathalie Carrière du RubyCherry Shop à Gatineau

Bonjour Chantal,
Pour reprendre votre expression, nous sommes passés à l’encre.
Vous trouverez les vers 2, 66 et 117 en photos ci-jointes.
Ginette a choisi le vers 2 parce que j’ai les yeux pers.
J’ai personnellement choisi le vers 66,
parce que je ne cesse de dire à Ginette
« tu es mon amour ».
Pour ajouter une touche d’originalité, j’en ai fait une translittération en alphabet grec.
Quant au vers 117, il m’interpelle particulièrement
parce que je suis fasciné par la mer qui baigne les grèves de la Gaspésie, d’où Ginette est originaire,
et l’été a toujours été ma saison préférée.
Les tatouages ont été réalisés par Nathalie Carrière (lilitatoueuse@gmail.com) du salon « RubyCherry Shop », à Gatineau.
Merci pour ce beau projet,
Gilles

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Tatouage collectif – vers 185

Nouvelle soeur de peau nomade globale, mais tatouée à Montréal par Maika Houde.
Anick-Marie Bouchard [no185 – mon corps est un dernier réseau de tics amoureux]

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Le tatouage a été réalisé sur une côte qui fut brisée lors de mon dernier périple à vélo, une chute dans la ville d’Aqtobe au Kazakhstan. L’idée de le faire à cet endroit m’a été donnée par un ami qui me faisait remarquer que mon dernier tatouage à la main avait été fait suite à un accident de motoneige, et que les tatouages pouvaient faire office de réparation, d’aide à la guérison et au renforcement. Ça m’a fait penser à un côté « bionique » du tatouage comme ajout au corps. Déjà le vers me faisait penser à la réseautique, à l’électronique, les tics étant des impulsions binaires, des tressaillements en réseau dans mon corps de machine hautement sophistiqué. Il en aura connu des tics, des impulsions, des envoûtements et des orgasmes, ce corps et ce cœur d’artichaut. Je disais, à l’époque de réserver ce vers, que mon corps était une machine à aimer. Tout est en place. Le courant passe. Je suis maintenant moi, seulement une version supérieure avec des bugs bien réglés, et je marche en avant, à l’amour…

 

Tatouage collectif – vers 60

Camille nous surprend avec un vers en écriture phonétique sur une épaule-clavicule poétique…

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Je possède le vers no 60 « toi tu as la tête d’abîme douce n’est ce pas » et finalement je suis allée me faire tatouer au studio tatouage Excentrik par Nola. Il est écrit en écriture phonétique, la linguistique est un de mes intérêts/champ d’études; aussi de cette façon il est français québécois en terme de prononciation.

Ce vers signifie pour moi la prise de risques un peu fous, comme tomber dans un abîme–mais un bel abîme qui ne fait pas mal, aimer avec toute la folie que ça représente. Ce vers m’encourage à être forte quand je ne sais plus l’être, à me dépasser, à ne pas hésiter et à foncer. Il représente aussi le lien à une communauté, il est social. 🙂

Camille Crevier-Lalonde [no60 – toi tu as la tête d’abîme douce n’est-ce pas] / tatouage Nola Marly Excentrik studio