Poétisation

J’ai le grand bonheur de collaborer à l’occasion avec ces magiciens de l’espace que sont le Collectif Escargo. Eux qui accouchent de baleines en bois, d’archipels en fragments, de monarques illuminés et de cargos remplis de végétaux.

2018

LA GRANDE SIMONE, COLLECTIF ESCARGO

Conception et collaborations : Mousse Architecture de Paysage, Julie Parenteau, Carolyn Kelly Dorais, Pierre-Yves Diehl, Karyna St-Pierre, Maud Thery, Gravitaire, LightFactor, textes par Lunettes ROSES. Le projet de zone de rencontre La Grande Simone se veut une continuité de la place Simon-Valois mais avec sa propre personnalité. C’est un peu la grande sœur de la place actuelle. Une voisine à la fois apparentée et distincte qui vient étendre la notion de place à l’ensemble de la zone. Simone, c’est l’âme du quartier. Inclusive, elle a une place pour chacun. Protectrice, la sécurité lui tient à cœur. D’une nature généreuse et accueillante, on est chez elle comme chez soi. Jadis, l’espace fût occupé par les trains, les marchandises et le secteur manufacturier ainsi que par un grand nombre de plantes pionnières poussant librement dans l’emprise de l’ancienne voie ferrée. Ces plantes nomades furent parmi les habitants du quartier et voyageaient grâce aux mouvements générés par le déplacement des trains. L’asclépiade fût une de ces voyageuses. Pour la Grande Simone, elle symbolise le nouveau foyer. C’est une robe, une broderie, un tableau, une éclosion, un bijou, un jardin à la fois organique et fragile, toujours en migration et en propagation. http://collectifescargo.com/gallery/la-grande-simone

* Projet de Collectif Escargo, textes Chantal Bergeron (Finaliste du concours de design pour la zone de rencontre Simon-Valois/2018)


article de blogue « La Grande Simone »
« je suis diplômée sans emploi – je suis la mixité tricotée serrée – je suis trop émotive et ce n’est pas de la faute de ma glande thyroïde – j’ai un cœur d’enfant – je suis étudiant en déconstruction de concepts et d’étiquettes – je suis femme fatiguée à la recherche d’une aire de repos – je suis fière – je suis fleurie et festive – je suis corpulent et je fais du yoga – je suis adoptée dans une famille élargie effilochée recomposée – j’ai un handicap mais je suis capable – je suis ici et dans mon écran en même temps – je suis inclusive jusque dans ma langue – je me fais prendre souvent en flagrant délit de lecture – je suis libre par moments – je suis lumineuse et pleine de pouvoirs – je suis métisse et je n’aime pas qu’on touche mes cheveux – je suis un nœud dans une planche de bois – je suis papa – je suis militant pour la justice et la beauté – je suis analphabète et poète quand même – je suis humaine – je suis intellectuel endimanché – je suis jeune et sage – je suis une rockstar anonyme »

2017

L’ESCALE, COLLECTIF ESCARGO

Conception et réalisation : Julie Parenteau, Pierre-Yves Diehl, Karyna St-Pierre, textes de Chantal Bergeron. Les amis : Gécie Brisebois-Laforest, Ann-Lisa Kissi, Jean-François Labrosse. L’Escale est un jardin mobile, fractionné, en quête d’exploration. C’est un jardin de compagnie, un jardin d’essentiel : nourricier, médicinal ou ornemental. Un petit lopin de terre sur roulettes qu’on choisit, qu’on adopte et qu’on emporte avec soi. Un précieux. Une sorte de navire qui change de mains selon les allées et venues des visiteurs. L’Escale est remplie de cargos prêts à rencontrer le vaste Monde. C’est un jardin en fragments, curieux, qui rêve à l’Ailleurs, à l’étrange, au géant, à l’inconnu. Le visiteur est le complice de ses souhaits les plus fous. Ils deviennent partenaires de jeu et d’exploration le temps de la visite sur le site du festival. Les deux voyageurs prennent soin l’un de l’autre, comme un dialogue vital, nécessaire et intimiste. Sur chaque cargo est écrit le fragment d’une correspondance, le dialogue d’une rencontre rêvée entre deux jardins lointains. Ce jardin est une succession de vagues, telles des histoires que l’on s’échange et se partage. Tout près de soi, il devient comme un livre de poche, une carte postale à protéger ou un inestimable trésor toujours en mouvement.  http://collectifescargo.com/gallery/lescale

* Projet de Collectif Escargo, textes Chantal Bergeron (Festival international des Jardins de Métis/2017)

article de blogue « L’escale »
« Le projet initial laissait entrevoir des boîtes aux lignes épurées, une blancheur et des végétaux aux textures de duvet et de soie. Je n’ai pu m’empêcher, à cause de l’utilisation du mot « cargo » et du contexte actuel où plusieurs migrants risquent leur vie à tous les jours pour rejoindre l’Europe, de voir en ces boîtes une représentation métaphorique des migrations humaines. Des plantes en pots, déracinées-enracinées, qui cherchent une nouvelle terre d’accueil… ça m’a rappelé une lecture de Ying Chen (les Lettres chinoises), qui décrit bien l’exil à travers la correspondance de deux fiancés éloignés l’un de l’autre. »

2016

CHER FLEUVE, COLLECTIF ESCARGO

Conception et réalisation: Julie Parenteau, Karyna St-Pierre, Pierre-Yves Diehl, textes de Chantal Bergeron. Les amis : Yves St-Pierre, Yassine Rezgui, Mathieu Pelletier, Marie-Claude Surprenant, Xavier Lafortune. Les îles emportent tout de leur vie. Des objets, des marguerites, des planches de bois, des jardins, des lettres d’amour, des correspondances, des morceaux de maisons. Elles flottent un moment, à la dérive, sur les eaux du fleuve. Là, dans cet archipel en voie de décomposition, les morceaux du paysage s’échouent au pied du courant. Cher Fleuve est une ode aux Îles de la Madeleine, un portail olfactif et sensoriel en lien intime avec les îles. Les fragments sont des tranches d’îles, amenant leurs végétations, leurs maisons, leurs décors et leur biodiversité. Le projet se compose de 9 modules servant à la fois d’assises et de verdissement issus de la flore des îles de la madeleine. Chaque assise est unique dans sa composition et comprend une zone végétale, elle aussi unique. L’ensemble forme une cartographie détournée, un agglomérat de fragments où il fait bon s’étendre à l’ombre des plantes sauvages du golfe du St-Laurent. En portant attention, on découvre les textes d’une lettre morcelée adressée au Fleuve, comme un échange amoureux intemporel et universel. http://collectifescargo.com/gallery/cher-fleuve

* Projet de Collectif Escargo, textes Chantal Bergeron (Espace au Pied du Courant/2016)

fleuve2

article de blogue « Cher fleuve »
« l’hiver, vivre à ton rythme en ruptures
le visage de l’amour vire d’allure
marcher sur l’eau et faire des vrilles dans les nuages
là où tout semble figé et en mouvements
tes glaces de mer devenues banquise cubiste
tout toi immobile et pris de soubresauts marbrés
marcher vers toi
peu importe si c’est ou non la saison du varech
mes poumons boucaneux
mes viscères égarées
mes envies ravagées
blancheur tranchante en mémoire
éloigne-toi, je vieillis
tes bruissements capturés sous les glaces
là où il y avait et il y aura des camarines
des airelles, de la livèche et de la salicorne
…j’efface la lumière »

TRACES ET TRANSMISSION, VSMS

Des photos de citoyens et d’artistes professionnels sont affichées dans quatre parcs du quartier.

Traces et transmission (Vivre Saint-Michel en santé et Ville de Montréal) est un projet photographique d’art public échelonné sur 3 ans qui vise à favoriser l’accessibilité culturelle et à renforcer le sentiment d’appartenance du citoyen à son lieu de vie. L’objectif est aussi de définir l’identité sociale et urbaine du quartier Saint-Michel, en le dotant d’un réseau significatif en art public.

* Projet de Vivre Saint-Michel en Santé, 3 photos de Chantal Bergeron (Montréal/2016)

[photo : Dany Paradis]

CARTES D’AFFAIRES POÉTIQUES

Nos cartes d’affaires poétiques se fondent dans tous les porte-cartes de visite apoétiques, les fentes de guichets ou bornes de paiement BIXI ou dans les derniers téléphones publics…. prochainement dans une banque ou un centre d’achats près de chez vous.
* Projet collectif Chantal Bergeron, Pierre-Yves Diehl et Annie-Claude Simard (Montréal, 2016)

BOUTEILLE À LA MER NUMÉRIQUE POÉTIQUE

Ce poème imagé a été soumis pour La-Grande-Nuit-Virtuelle-2016 [poème sale / festival dans ta tête].
* Chantal Bergeron (Montréal, 2016)

2015

CHANDAILS

Notre complice Annie-Claude s’est lancée dans la confection de chandails pour immortaliser notre célèbre « J’comprends rien », tiré du poème Gin Tonic Addiction. Elle est sur une lancée et parle déjà de réitérer l’expérience avec des chandails de baseball LUNETTES ROSES… à suivre.
* Projet collectif Chantal Bergeron et Annie-Claude Simard (Montréal, 2015)

Annie-Claude pose ici avec notre fameux chandail « J’comprends rien »

extrait « Gin Tonic Addiction »
« ça commence à Rivière-du-loup.qc.ca
rencontre de 2 easy lovers
filles au coeur-pomme-grenade
tâché su’l’chandail

genre à pleurer dins lieux publics
à faire des chants de gorge dans leurs temps libres
à vouer un culte pas possible à Piaf…
un pied ici,
un de l’autre côté,
dans l’oralité

hashtag nos vies en cinémascope
hashtag comprends rien comprends rien »

2014

CARTES POSTALES POÉTIQUES

Nous sommes fous des cartes postales depuis toujours, mais nous avons intensifié notre production depuis le lancement de Code Colibri (recueil poétique, qui contenait 4 cartes postales). Visitez notre galerie photos pour visualiser une sélection de nos cartes postales poétiques.
* Projet collectif Chantal Bergeron, Jean-Christophe Diehl, Claude Grégoire, Coco Moya, Sophie Poifol, Roxanne Riva et Annie-Claude Simard (Montréal, en cours)

texte Roxanne Riva et Annie-Claude Simard / photo Sophie Poifol

2012

TATOUAGE COLLECTIF LA MARCHE À L’AMOUR

Visitez la page correspondante pour plus d’infos et notre galerie photos.
* Projet collectif (Canada, Belgique, France, Suisse/en cours)

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photo : Myriam Bradley, participante du projet

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photos : Marie-Anne Paveau, participante du projet

 

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