Saint-Jean casanière –
ça sent le déménagement sur les trottoirs –
robe sri lankaise qui vole au vent –
les Italiens qui suivent l’ombre pour boire leur café –
nez qui coule, encore!

La marche à l'amour

Tatouage collectif – vers 116

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« Pourquoi Gaston?

Simplement parce qu’il évoque avec ses mots ce qui nous dévore l’âme par dedans et ce qui nous éblouit par dehors. Il dit les choses. Il nomme juste, il nomme bon.

Par ce temps profus d’épilobes en beauté
Un tatouage est un affront au temps. Le temps a beau utiliser ses meilleures cartes en défilant plus vite que nous le voudrions, le tatouage s’inscrit dans un continuum qui permet une mémoire personnelle et intemporelle, une mémoire qui ne s’effacera pas.

Par ce temps profus d’épilobes en beauté
À mon sens, la profusion est significative d’abondance, d’extrapolation, de surplus, mais également et surtout de passion et d’intensité. C’est gros, grand, bon, doux, c’est englobant.

Par ce temps profus d’épilobes en beauté
C’est la plante de par chez moi. Le Nord.
Robuste et délicate à la fois, elle s’élève aussi haut qu’elle le peut afin d’obtenir ce qu’elle désire : sa part de soleil. L’épilobe meurt, mais ses nombreuses graines restent viables dans le sol pendant de nombreuses années.

Par ce temps profus d’épilobes en beauté
Parce que dans un monde où il est facile de voir tout ce qui ne va pas, tout ce qui est laid, remarquer la beauté d’un moment, d’une personne, d’une action ou d’une envie est légitime et souhaitable. Apprendre à aimer le beau.

Ce tatouage? Pour moi, c’est tout ça. Il s’agit de convictions profondes qui se devaient d’être tatouées au près de mon cœur, sous mon sein par fierté d’être femme. C’est l’envie d’aller aussi loin au creux de mes rêves, de mes désirs, mais également de mes peurs. Avancer à vive allure par la douceur de mon humanité. Parce qu’il fait si beau et que la vie est si intense! Parce que les possibilités et les capacités sèment des racines qui pousseront tout partout. Par ce temps profus d’épilobes en beauté

Pourquoi on ne le ferait pas? »

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M.B., Montréal, QUÉBEC [no116 – par ce temps profus d’épilobes en beauté]