Lâcher prise et laisser du lousse…

Le lâcher prise! J’ai compris rapidement Mathilde que c’est ce que j’aurais de la difficulté à faire avec toi. Déjà l’accouchement a été long, infini. Nous avons entendu trois femmes qui accouchaient, le temps que me décide à te laisser aller. C’est à ce moment que j’ai compris que c’est ce que j’allais devoir apprendre toute ma vie : le laisser aller. J’aurais voulu te protéger pour toujours, te garder dans mon ventre. Jusqu’à l’étouffement. Maintenant que tu as commencé la maternelle, je te regarde partir en courant avec ton sac à dos trop grand et ta boîte à lunch. Tu sautes sur le jeu de marelle, tu observes, tu t’arrêtes sur une grosse roche, tu vas voir une amie. Moi, je reste toujours quelques minutes dans l’ombre à te regarder, à te trouver belle (mais pas que) et capable et drôle. Je m’étonne que le temps passe si vite, même si tout le monde le dit : « le temps passe trop vite. » J’essaie de prendre des instantanés en mémoire et je me répète que notre lien est élastique et que ça prend du lousse pour respirer l’une et l’autre.

2 commentaires sur “Lâcher prise et laisser du lousse…”

  1. Je me souviens de ces heures de longues poussées, encore une fois, merci pour ce souvenir. Je me souviens aussi de Mam’Zelle Coccinelle qui part au loin, grande et petite à la fois, décidée, fière de franchir une autre étape, celle des grandes filles. Et il y a pas si longtemps, la première journée au secondaire, cette journée ou elle est partie seule, pour la première fois à une rentrée scolaire, sans moi, en autobus, plus grande que jamais. Je te lis, je t’écris et je pleure. Fière, triste, heureuse d’être une maman qui, tout comme toi, doit lâcher prise à chaque nouvelle étape. Je t’aime et je suis avec toi xxx

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