22 mai anamnésie

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INTRANQUILLE
Gras slogans à l’abordage
Sondages anthropophages
Ad nauseam les mêmes images
Ad nauseam
Nausées
À qui Léger Léger pose ses questions?
Quel géant vert sert d’échantillon?
Dans la foule ça crache des pierres sermons
Déontologie en berne
Visages de la loi camouflés de sourires carquois

Le Charest s’en va chassant
Avec son grand fusil d’argent
Visa le rouge, tua le blanc
Oh président tu es méchant
Colibris contre mammouth argentier
Vol en « v » pour la gratuité
D’ici jusqu’au Chili
Des assos conspuent face à la brise
En Grèce, en Espagne, à New York, en Tunisie
Le monde est une toupie

C’est ça ta stratégie pour gagner tes élections?
Silence prétexte, cassette faisandée

L’étudiant vomit le président
qui veut lui voler son cerf-volant
Échafaudages de malversations
Abus, dit le Vérificateur général
Silence vaseux au-dessus des puits
Cours d’Histoire évanouis
Parasites à l’intersections des valeurs
Les missiles Tomahawk virent à 3 heures
Le village épingle sa révolte en carrés
Feutrines ballerines sur les cœurs indignés

Le torrent déferle sans pare-brises
Face au vent réveil

Comme si tout était noir ou blanc
Qu’il n’y avait ni grain, ni diversité
Que le monde était lisse comme un ballon
Que l’opinion n’aboyait que oui ou non
Pour ou contre l’économie ou l’humain
Et que nous n’avions pas le choix
Que nous ne sommes pas « debout »
Que nous sommes déjà morts
Que notre langue est morte
Et que notre voix dort

C’est ce qu’on aimerait nous faire croire
Plongeons dans l’eau, soyons l’eau

200 000 colibris bougent
Manifestent au jour le jour
Avec pancartes bijoux
À coups de placards poèmes
Avançant comme un ruisseau
Qui réveille un courant social à plat
Aplati
Bruissements d’ailes percussives et casseroles auréolées
Dans la vague des pavés de papier
Qui fracassent le sarcasme des vautours éclaboussés

Il faut se méfier des chiffres
Alignés comme des moulins théoriques
Des cafés imaginaires
Des « obligations » pécuniaires
Logique comptable implacable
L’or, l’argent
Les diamants
L’étudiant serre ses 32 rangs dents
Par dessous l’aile il perd son sang

Un  front commun comme une montagne
Rouge

Calendrier solaire manifestif
Tu te tais toujours
Tu ne dis pas bonjour
Tu demandes à l’étudiant rêvant
Quels seront ses premiers règlements?
Abolir C-78
Marcher le jour la nuit
Sans itinéraire fourni
Nus ou habillés
Mais lumineux, lucides, engagés

Attriqués comme des guerriers
Vengeurs masqués
Pour se protéger
Ça sent ça tourne au vinaigre
Désobéissance civile moins violente
Que ton poivre de Cayenne
Tu attends toujours que le mouvement s’essouffle
Que les oiseaux rendent leur dernier souffle
Les haut-parleurs viennent juste de prendre la parole
Les peuples SONT révoltes

Les casseurs sont au nombre de 3
Et quelles images verra-t-on ce soir à TVA?

Quel beau temps sur l’étang pour donner naissance
Mon corps engagé
Mon oisillon joue de la cuillère rouge
Tous les corps engagés
Tout est printemps
Sauf le printemps qui neige à plein ciel
Les chevaux galopent au bout du champ avec des crinières tressées
L’éducation, la santé, la justice sociale, l’assurance emploi, Kyoto…
Comme autant de fils sur un même tissage
Comme autant de plumes sur un même ramage

Trois dames s’en vont les ramassant

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